Saint Julien la Geneste

S I T E   O F F I C I E L   D E   L A   C O M M U N E

Résistance

Devoir de Mémoire

 

Dans la nuit du 26 au 27 Août 1943 trois hommes marchent en direction des Grand Bois de Pionsat. Ils vont à la rencontre de Marcel DURON chef du groupe de résistance de SAINT JULIEN LA GENESTE.

Il connait parfaitement les lieux et conduit Paul ROCHE et ses deux camarades de l’école d’ingénieur des Arts et Métiers d’Aix en Provence au milieu de la forêt près de la source de Font Froide où ils bivouaquent sommairement pour la nuit. Dans les jours qui suivent arrivent d’autres maquisards du Maquis de Chazelette : le Maquis des Grand Bois est né. Et lorsque Nestor Perret, chef de la résistance de la ville de Clermont-Ferrand fût assassiné par la Gestapo, les maquisards donnèrent son nom à leur Maquis. L’objectif numéro un était d’avoir un emplacement suffisamment à l’écart des chemins de passage, camouflé par de la futaie et à proximité d’une source. Les premiers arrivants construisent une hutte faite de branchages, couverte de genêts. Cette cabane pouvait recevoir une dizaine de personnes et malgré tout le soin apporté à sa construction offrait peu de protection contre les grosses pluies et la fraicheur des nuits.

Vivre cachés, attendre les ordres et se préparer pour le fameux JOUR J, telles étaient les directives de ce maquis dont on ne pouvait prévoir la durée. Aussi compte tenu de la rudesse de l’hiver auvergnat il fut décidé de construire une SAPE conçue par les deux ingénieurs Pierre GIRAUD et Roger ROBERT.

Cette SAPE en forme d’équerre avait une dimension de 6 mètres par 3 et était creusée à environ 2 mètres de profondeur.  L’ossature en poteaux de chêne était entièrement assemblée par des chevilles et l’isolement des parois avec des branches de houx jointives. L’épais remblai de terre constitué par celles extraites des fondations répandues sur tout le toit, en augmentait la protection et rendait l’abri indétectable à l’observation des avions ennemis. Cette réalisation avait également un impact psychologique sur les maquisards en leur fournissant une occupation quotidienne évitant l’inaction et l’ennui, générateurs de comportements irritables.  Une fois les travaux terminés un souterrain d’évacuation, en cas d’attaque, fut entrepris en Avril 1944. Il était long de 80m et débouchait dans un fourré d’où les maquisards avaient la possibilité de se disperser.

Les 26,27 et 28 Avril exécutant les ordres reçus du chef militaire de la région, le maquis Nestor Perret fait mouvement en trois groupes. Sa destination : les Glières et le Mont Mouchet.  Apres la libération l’Amicale des Résistants de la Zone 13 a érigé une stèle à l’emplacement du camp pour que ceux qui viendront puissent méditer sur les sacrifices de la jeunesse de France.

Paul ROCHE  alias « André », Président de l’Amicale de la Zone 13, consacra sa vie avec passion à l’Esprit de la Résistance et au Devoir de Mémoire. Il souhaitait que le site du Maquis Nestor Perret situé en propriété privé soit pérennisé. C’est maintenant chose faite puisque la commune de Saint-Julien la Geneste a établi avec le propriétaire actuel une convention de servitude perpétuelle. Paul ROCHE souhaitait également que la cavité béante au pied de la stèle, avec les restes d’un vieux poêle et d’un container parachuté, évoque d’avantage au cœur des visiteurs.

Le Maquis reconstruit à l’identique fut inauguré le 4 Août 2013  à l’occasion du 70éme anniversaire de sa création.

L’accès au Maquis Nestor Perret est certes réglementé.  Le parking de l’Etubeix, en bordure de Forêt  permet de stationner les véhicules afin de finir le parcours à pied. Pour les personnes à mobilité réduite l’accès se fait jusqu’au site du Maquis Nestor Perret avec un espace aménagé.

Outre la démarche citoyenne qui s’attache à ces lieux, le visiteur découvrira un massif forestier remarquable qui impose le respect de par son atmosphère et la stature de ses Douglas.

 

Liens

 

• Site du Musée de la Résistance : www.musee-resistance-zone13.fr